Nelly : Bonjour Véronique, peux-tu nous décrire ton parcours ?

Véronique : Bonjour, j'ai commencé la sculpture en 1996 seule, au départ. Un jour mon mari m’a présenté une amie sculptrice et peintre : Chantal Legendre à Grenoble ; une révélation ! J’ai donc commencé à suivre ses stages.

 

Nelly : Tu m’as parlé d’art-thérapie dans ta démarche, peux-tu m’en dire plus ?

Véronique : Un jour, je suis allée à une exposition d’art-thérapie, basée sur l’art brut, à Avignon. Ces créations sont réalisées au cours d’ateliers ouverts au monde extérieur ; pour « brasser » les genres. J’ai passé un entretien pour y participer.

 

Nelly : Comment se passaient ces ateliers ?

Véronique : C’était un atelier d’expression libre avec mise à disposition de matériel et encadré par des plasticiens. J’y suis restée sept ans. Je me suis rendue compte que la sculpture a une importance fondamentale pour moi.

 


Nelly : c’est à partir de ce constat que tu as suivi plusieurs formations ?

Véronique : tout à fait. Il y a eu

-       Céramique et Sculpture sous la direction de Catherine Le Cerf  en 2007/08 à l’école des Arts de la Céramique de Saint-Quentin-la-Poterie

-       Céramique et Décors sous la direction de Anne-Marie Lissitzky en 2008/09 à l’école Décoramique d'Aix-les-Milles

-       Sculpture à l’Académie des Arts d'Avignon, en 2013/14



Nelly : Ta démarche est devenue professionnelle à quel moment ?

Véronique : J’avais l’expérience de la terre, ces formations m’ont apporté la technique.  De plus je peux désormais intervenir auprès de différents publics.

 

Fin 2009, j’ai lâché mon travail et je me suis inscrite à la maison des artistes, pour me consacrer à ma création. Cela me permet de facturer mon travail. Je donne des cours et je vends mes différents travaux, que ce soient des carreaux ou encore des sculptures. Je ne regrette pas mes choix et je suis heureuse de pouvoir en vivre à minima.

 

Nelly : comment procèdes-tu pour créer tes boites mises en scène ?

Véronique : C’est un travail très intuitif. Au départ je façonnais de simples têtes en terre cuite que j'installais dans des boites puis des bustes que j'ai progressivement assemblés à des objets de récupération. Ensuite  j'ai travaillé par thématique ce qui me permet de réaliser des installations qui mettent en valeur mon univers.


 

Nelly : Tu me dis que le théâtre a influencé ton travail, de quelle manière ?

Véronique : en 2006, j’ai joué dans une pièce pour laquelle j’ai aussi réalisé les décors. Cette expérience a influencé la théâtralité de mes mises en scène.

 

Nelly : Mais ne voulais-tu pas être peintre au départ ?

Véronique : Pour moi, sculptrice, la boite est une limite comme peut l’être la toile pour un peintre. C’est une mise en scène qui devient un tableau à regarder.

 

Nelly : Des préférences ?

Véronique : J’ai une prédilection pour le figuratif, la mise en scène et les installations.  Mais j’aime avant tout me raconter une histoire.

 

Nelly : Quels sont tes projets ?

Véronique : Actuellement je partage mon atelier et je souhaiterais déménager pour avoir mon atelier personnel. Pour fin 2015, je prépare une exposition pour une galerie d’art contemporain, à Lyon.

"Je fais de l’art, pas pour faire joli mais pour pouvoir m’exprimer !"

 


Écrire commentaire

Commentaires: 0